L'événement important, de
la journée d'hier, fut le décès de l'Abbé
Pierre. Tous les médias rendant hommage à ce grand
homme. Ce fut un sacré personnage, un de ceux sans lesquels le
monde serait différent. L'un de ceux qui ont travaillés
sans relâche à rendre ce monde meilleur. Et ça
fait chaud au coeur, de voir cet élan général,
tous ces hommages, qui montre combien cet homme est cher au coeur de
tant de gens de tous pays, et malgré les détournements
politiques, sur fond d'élections en France, je me disais, en
écoutant leurs hommages : « Si seulement ils
pensaient ce qu'ils disent, et si seulement, ils se faisaient
porteurs de l'héritage de ses combats. » Ses
maîtres mots, compassion et solidarité. Son combat, la
lutte contre l'exclusion. Cela nous ramène à la
question de la pauvreté et de l'exclusion. Comment est-il
possible, qu'au 21ème siècle, dans le monde entier
subsiste autant de pauvreté, et que le progrès social
semble ne pas être la priorité de tous ces
gouvernements, dont finalement le seul rôle dixit l'Abbé
Pierre, est de savoir à qui l'on va prendre de l'argent, et à
qui l'on va en donner. Que font nos gouvernants ? Si ce n'est se
mettre au service de l'argent. A quand le réveil ?La pauvreté,
ce n'est pas seulement dans les pays du Tiers Monde, c'est chez nous,
c'est notre voisin, et c'est en cela que le combat de l'Abbé
Pierre est important, il nous ramène à balayer devant
notre porte. Quand on se rend compte que les pauvres sont de plus en
plus pauvres et de plus en plus nombreux. Et quand on sait que les
riches sont de plus en plus riches. Comment pouvons-nous accepter
cela ? Comment pouvons-nous rester indifférents ? Retrouvons
notre humanité, les enjeux de ce siècle sont une
nouvelle conscience humaine, une redécouverte de la
solidarité, et la sauvegarde de notre Terre.
Qu'une parcelle de l'héritage de
l'Abbé Pierre subsiste en chacun de nous...
